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Entrepreneur, êtes-vous un lièvre ou une tortue ?

Le lièvre et la tortue

Etre entrepreneur, c’est commencer une course sans connaître vraiment où se trouve la ligne d’arrivée ni le rythme auquel vous allez avancer… Alors quelle stratégie faut-il mettre en place ? Partir comme des fous à toute vitesse, à corps et à heures perdus ou bien partir lentement mais sûrement en ayant bien bordé tous les aspects de votre business ???

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre mais après une dizaine d’années d’expérience, je pense pouvoir tenter d’y répondre. Pour entreprendre, il faut savoir avancer, ça, c’est acquis. Mais pour avoir la bonne allure, il me paraît nécessaire de varier les rythmes en donnant des « coups de collier » de temps en temps, c’est-à-dire,  travailler à fond en étant focus sur ses objectifs. Ne pensez qu’à atteindre le but fixé sans vous déconcentrer. Puis une fois que vous avez concentré un maximum d’actions constructives avec un objectif précis, vous pouvez commencer à ralentir le rythme et entamer une course de fond pour mettre en place ce que vous avez construit en amont. Vous l’avez compris, un entrepreneur se doit d’être complet et d’avoir des rôles différents mais bien précis pour avancer sereinement vers son objectif final.

Un entrepreneur est un athlète complet qui doit être à la fois endurant et sprinter.

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point« . Courir partout, c’est ce que l’on a tendance à faire, être sur tous les plans et nulle part à la fois. On use du temps et de l’énergie pour tout mener de front sans être concentré sur ce qui est productif pour notre entreprise. Tout comme le lièvre qui gambade à toute vitesse et profite de son environnement, il n’est pas préparé pour atteindre la ligne d’arrivée. La tortue, quant à elle va doucement mais sûrement afin d’atteindre la ligne d’arrivée en premier. En somme, la lenteur soutenue par la persévérance peut plus que l’agilité accompagnée d’insouciance et de présomption.

Soyez prêt lorsque vous voulez courir un sprint pour atteindre un objectif et prenez également le temps d’organiser tout ce que cela nécessite pour y arriver. C’est à dire, organisez votre temps, capitalisez sur vos compétences et déléguez ce que vous ne maîtrisez pas ou ce qui est chronophage pour vous. Ayez un équilibre de vie qui vous aidera à être performant : prenez des moments de détente totale pour vous, ayez des loisirs et maintenez une hygiène de vie qui vous donnera un niveau d’énergie optimum pour être plus efficace.

Je regardais une conférence sur le web dernièrement et un entrepreneur multi-millionnaire expliquait ceci :

Vous décidez de faire décoller un avion et vous y mettez 20 % d’énergie et de puissance, pensez-vous que cet avion va décoller ??? Bien sûr que non.

Vous vous dites alors que vous allez redoubler d’énergie et mettre 40% de puissance, votre avion restera toujours au sol.

En revanche, vous décidez d’y mettre 100% de puissance pour faire décoller cet avion, votre avion va alors prendre son envol. Ensuite vous pourrez adopter un rythme de croisière qui ne nécessitera plus que 40 voire 20% de puissance pour atteindre votre objectif.

Et bien, il en est de même pour votre entreprise, elle ne pourra décoller que si vous y mettez toute votre énergie pendant une période donnée pour la faire décoller et ensuite avoir un rythme de croisière. Puis, redonner un maximum d’énergie pour la faire avancer encore et reprendre un rythme de croisière.

Cette anecdote et la moralité de la fable de La Fontaine nous enseignent qu’il est inutile de se précipiter, mais qu’il faut faire les choses avec application, attention, et intention. On voit enfin qu’il faut bien se préparer et s’organiser pour être dans les starting blocks au moment du départ et pour être le premier à franchir la ligne d’arrivée.

Soyez focus, courez vite puis courez lentement mais sûrement. Dans tous les cas, avancez !

 Une super entrepreneuse 😉

Marathon de New York : just do it !

Verrazano-bridge

Après un entraînement sérieux, discipliné et intensif depuis le mois d’avril 2014 à raison de 3 sorties par semaine, je me blesse le 2 septembre. Une entorse de la cheville avec 6 semaines d’arrêt soit un arrêt total de mon training jusqu’à la grande course !!!

Je ne vous cache pas ma déception, mon mental en prend un sacré coup et toutes les personnes qui me voient avec ma belle attelle me disent d’abandonner, que je n’y arriverai jamais et de laisser tomber le challenge que je me suis lancée (je rappelle que je n’avais jamais couru de ma vie 5 mois auparavant !). Le doute s’installe mais je persévère dans ma volonté de courir ce marathon …

Nous partons donc en groupe le 29 octobre soit 5 jours avant la grande course. Nous rencontrons des dizaines de coureurs souvent expérimentés qui nous donnent pléthore de conseils judicieux. J’ai  très peur de ne pas avoir la capacité à terminer cette longue course de 42, 195 kilomètres. J’avais auparavant arrêté mon GPS sur 42 kms pour voir ce que cela pouvait représenter en voiture… à ne JAMAIS faire, c’est absurde et totalement perturbant !

Le matin du marathon, le réveil sonne à 4h00 du matin. Je viens de recevoir un mail de la part de l’organisation du marathon précisant qu’il y a une tempête de vent et qu’il fait froid. Les organisateurs nous préviennent qu’ils ont retiré des tentes à cause du vent  et nous conseillent de nous habiller en conséquence. Je prends donc un maillot à manches longues supplémentaire et mets mon coupe-vent. Le petit déjeuner est prévu à 4h30. Tout est prêt ! Il y a des pâtes au petit déjeuner mais je n’ai vraiment pas le courage de manger ça à 4h30 du matin, je prends donc un repas équilibré plus classique. Le car nous emmène pour le départ du marathon à Staten Island. Il y a 1h40 de trajet pendant lequel je ne parle pas du tout. J’ai peur, il fait froid et je doute de tout… Le car arrive enfin et un nombre incalculable de coureurs (nous étions plus de 50 000 runners) arrivent en même temps sur le site. L’organisation est parfaite, tout est bien signalisé. Il y a 10 000 bénévoles pour nous guider, tout va bien. Il est 7h45, le départ de la course est à 10h30. S’en suivent près de 3 heures d’attente dans le froid et le vent. Le lieu ressemble véritablement à un camp de réfugiés où on a froid, on est habillés avec des sacs poubelle ou avec de vieux vêtements dont on va se débarrasser juste au départ ou encore des cartons voire des couvertures de survie très efficaces. Bref, il y règne un mélange d’excitation, de crainte et de froid intense, beaucoup de sportifs tremblent et j’en fait partie !

Il est 10h15 et notre « vague » va partir… Le moment que j’attends depuis des mois, c’est ici et maintenant !!!! On se lève, il y a toujours beaucoup de monde et on rentre dans le long couloir qui nous mène à la ligne de départ. On se déshabille tout en avançant, des montagnes et des montagnes de vêtements s’amoncèlent sur les côtés du couloir et on entend la musique au loin de la ligne de départ. La chanson qui passe est « The eye of the tiger » du groupe SURVIVOR, c’est rassurant ! En l’occurence nous écoutons la version de Katy Perry.

L’émotion monte en apercevant la ligne d’arrivée. Les coureurs crient de bonheur sur la ligne de départ. Les américains sont très expressifs mais toutes les nations sont présentes et c’est très grisant. Les bénévoles nous encouragent, ils sont à fond. Un mélange d’angoisse, de bonheur et d’excitation envahissent ma tête. Il fait vraiment froid et il y a des rafales de vent à 70 km/h qui nous déportent physiquement. On passe la ligne de départ, le tracker posé sur notre dossard démarre notre chrono et on part avec des centaines d’autres coureurs.  C’est parti ! Il s’agit de traverser le pont de Verrazano dans un premier temps. Le vent souffle et nous pousse sur le côté, on a super froid et j’ai vraiment le sentiment d’aller en enfer. Je vois les coureurs que je connais disparaître devant moi, je me sens seule, abandonnée malgré la foule et je cours. Très vite, le vent pousse les nuages et heureusement le soleil apparaît rapidement, je me concentre alors sur ma course. Il y a un monde fou. Des centaines et des centaines de spectateurs nous encouragent tout au long de la course. J’ai la musique dans les oreilles mais je l’enlève rapidement pour prendre les énergies positives des supporters qui me poussent à avancer. Les premiers kilomètres passent vite et ça va. J’ai mon rythme qui est bon, mes muscles sont réchauffés. Ca va bien. Vers 25 kms, je commence à ralentir et la fatigue s’installe. J’ai les jambes lourdes, mon mental est bon et je pense à tout ce qui va bien : bon mental, mon dos est ok, je mange régulièrement (barres énergétiques, quelques « tucs » pour avoir du sel et un gel hyperglucidique. Je bois de l’eau à chaque stand. Tout va bien. A partir de 30 kms, j’ai les jambes qui se contractent sérieusement, mon entraînement trop léger ces dernières semaines et mon inexpérience me poussent à décider de ralentir pour être sûre de terminer les 42 kms. Les côtes aussi me font sacrément ralentir. Là je parcours la  plus loooooongue rue de la planète : First Avenue qui me paraît totalement interminable, je n’avance pas et comme c’est une ligne droite, j’ai limite le sentiment de stagner voire reculer !!!! Néanmoins, ma motivation et mon mental sont au top et je continue lentement mais sûrement. Je termine ENFIN cette First Avenue pour entamer la deuxième plus looooongue rue de la planète : Fifth Avenue. Cette 5ème avenue que j’avais initialement beaucoup appréciée de part la présence de magasins super intéressants. Je suis à fond dans ma course, mon rythme est de moins en moins rapide mais j’apprécie la course, je prends les encouragements constants des spectateurs qui sont au taquet, qui m’encouragent. Je tape dans les mains des supporters  pour prendre leur énergie. Je tape également dans les mains des enfants en pensant fort aux miens dont j’ai écrit les prénoms au marqueur sur mes avant-bras.

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J-100 avant le marathon de New York

Marathon

Toujours lancée dans mon aventure marathonienne, je suis à J-100 avant de relever le challenge. Cette aventure m’a permis de découvrir tout un univers, un sport à part entière et de rencontrer toute une communauté de coureurs passionnés.

La course à pied est un sport très fédérateur et beaucoup moins solitaire que l’idée que j’en avais. J’ai été agréablement surprise de ce que cette décision m’a déjà apportée :

J’ai ma motivation  au top malgré un syndrome rotulien qui est apparu dès la deuxième semaine de ma préparation. Heureusement, après 7 jours de repos, j’ai pu reprendre mon entraînement. Et c’est reparti ! Ouf !

Je parlais au démarrage (à J-200) de discipline et je me suis tenue à la virgule près à mon entraînement personnalisé par ma coach. J’ai appris à courir tout court : je n’avais jamais couru DE MA VIE plus de 30 minutes et je cours après 3 mois d’entraînement plus de 2h10 qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse 34 degrés !!!! Ca m’auto-surprend encore … Imaginez la satisfaction que vous ressentez lorsque vous dépassez vos propres limites.

J’ai appris sur la discipline et surtout sur la force de mon auto-discipline et l’importance de la régularité pour atteindre ses objectifs. Je suis accrochée à mon objectif et rien ne m’en détache. La décision est prise et je mets tout en oeuvre pour atteindre le but fixé. Je cours le matin tôt, en pleine journée ou bien le soir après une longue journée de travail, pas d’excuse. En fait, c’est une motivation positive supplémentaire qui fait partie de mon quotidien.

Un jour, j’ai croisé un coureur qui portait un T-shirt marqué « Running is mental« , c’est totalement ça. Courir, c’est dans la tête et le corps suit. C’est impressionnant. Un soir où j’avais le sentiment de me traîner, j’en avais assez de courir si lentement et je suis partie à un rythme plus intense et mon corps a totalement suivi les informations que j’avais envoyées à mon cerveau. Alors je prends conscience de la force de la pensée positive et je suis en mode « réussite » chaque jour pour relever le défi.

Je visualise très souvent le moment où je vais franchir la ligne d’arrivée même si j’ai encore régulièrement des doutes. Sachant que vous ne courez jamais plus de 2h30 lors d’une préparation d’un marathon donc vous ne pouvez pas savoir si le jour de la grande course qui durera plus de 4h (voire 5h) si vous êtes capable de tenir la distance, soit 42,195 kms.

Mais j’y vais pour réussir et me dépasser, je ferai le maximum, c’est le challenge et verdict dans 100 jours…

Une super entrepreneuse runneuse 😉

J-200 pour courir un Marathon

Dossard-NYC

Être un super entrepreneur, c’est se lancer des défis et relever des challenges. J’ai donc décidé cette semaine de me lancer un défi personnel :

Courir un marathon… à New York, dans 6 mois !

Sachant que je ne cours jamais et que je n’ai jamais couru… Mais, étant très admirative de ces « héros » qui courent 42,195 kilomètres, je me suis dit : Pourquoi pas moi ?

J’ai réglé quelques détails :

– Acheter des chaussures de course,

– Acheter une tenue de sport adéquate,

– Contacter les agences de voyage qui inscrivent également à la course,

– Trouver un super coach sportif spécialisé dans ce domaine pour me faire un programme d’entraînement sur mesure … Merci Laurence 😉

Tout est ok.

Je ne vous cache pas que c’est un défi physique ET mental car normalement, un marathon se prépare en 1 an et je ne dispose que de la moitié du temps imparti…

C’est un peu comme entreprendre : vous foncez, vous créez votre entreprise et le temps passe vite. Il faut sauter des obstacles, bien s’entourer, se préparer au mieux et se lancer sans savoir si on franchira la ligne d’arrivée !

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